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Titre exacte donné par le journal était: courez vers cette adaptation réussie de Stephen King !
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Stephen King a toujours eu deux visages. Celui du prodige de l’horreur intime, que le monde a découvert en 1974 avec Carrie… et celui, plus sombre, plus expérimental, qu’il a longtemps dissimulé derrière le pseudonyme de Richard Bachman. Vers la fin des années 1960, avant de devenir une machine à best-sellers, le romancier emblématique du Maine arrondit ses fins de mois en griffonnant quelques nouvelles pour des magazines de charme, puis décroche un poste de prof d’anglais à Hampden.
Entre deux cours, il ébauche déjà ses premières fictions littéraires. Commencé en 1966, Marche ou crève va longtemps dormir dans un tiroir. Sans doute cette parabole sanglante de la société américaine, où l’obsession de la compétition vire au cauchemar, est-elle trop sombre, trop crue et trop désenchantée. Lorsque la gloire surgit, King choisit enfin de l’éditer, mais sous un nom différent, comme si l’écrivain fauché d’avant Carrie appartenait déjà à une autre vie.
Considéré comme l’un des livres les plus radicaux de son auteur, Marche ou crève tarde à trouver son chemin vers les salles de cinéma. George A. Romero, compagnon de route idéal de King (Creepshow, La Part des ténèbres), envisage de s’y coller dès 1988, sans succès. Puis Frank Darabont, fidèle parmi les fidèles (Les Évadés, La Ligne verte, The Mist), achète les droits au milieu des années 2000… avant de les laisser filer. En 2018, New Line remet le projet sur les rails avec le Norvégien André Øvredal (The Autopsy of Jane Doe) derrière la caméra. Au bout de cet interminable parcours du combattant, c’est finalement Francis Lawrence (Constantine, Je suis une légende, Hunger Games) qui hérite du bébé. Bref : 37 ans de faux départs plus tard, voici enfin l’objet cinématographique tant attendu : un survival dystopique sans concession.
Au cœur de l’intrigue : un avenir indéterminé, ravagé par une deuxième guerre civile américaine. Le pays vit désormais sous la botte d’un régime militaire totalitaire dirigé par une figure énigmatique : le Major. Chaque année, pour galvaniser le patriotisme et maintenir l’ordre, ce dernier organise la « Longue Marche », un événement télévisé particulièrement morbide. Cinquante adolescents, un par État, doivent marcher sans s’arrêter, escortés par des soldats en arme, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. S’arrêter, ralentir trop longtemps, chuter ou s’écarter de la route, c’est risquer une exécution immédiate. Le vainqueur, lui, empoche une fortune et peut formuler n’importe quel vœu.
640 km de marche pour les acteurs !
Adapter ce récit en moins de deux heures représentait un sacré défi. Comment retranscrire à l’écran l’usure lente des participants, les muscles qui lâchent, l’esprit qui déraille, alors que le roman repose justement sur cette dilatation du temps en se déployant sur près de 400 pages ? Francis Lawrence s’en tire étonnamment bien, sa mise en scène discrète mais millimétrée laissant la violence physique et psychologique jaillir sans la moindre concession. Lorsque le titre du film apparaît après vingt bonnes minutes d’entrée en matière, le spectateur a déjà été secoué par un premier choc visuel et émotionnel. Cette épreuve d’endurance semble d’autant plus cruelle et absurde que chacun – à part le finaliste – avance lentement vers sa tombe. Ce ne sont plus des joueurs mais des morts qui marchent.
Et pour que l’immersion soit totale, le tournage ne triche pas et les acteurs mouillent la chemise. Cooper Hoffman (le fils du regretté Philip Seymour Hoffman) et ses jeunes partenaires enchaînent réellement 24 kilomètres de marche par jour face aux caméras, sous un soleil de plomb. À la fin des prises de vues, les comédiens auront parcouru pas moins de 640 kilomètres ! On imagine sans mal les contraintes physiques que représentent les coulisses d’un tel film, ainsi que le casse-tête logistique nécessaire pour respecter les raccords de position et de mouvement de chaque acteur dans le cadre. Mais le résultat est payant. La fatigue des personnages est palpable, quasiment contagieuse.
Pour resserrer les enjeux, le scénariste J. T. Mollner (qui signa le thriller Séduire la mort en 2023) réduit la voilure du récit tel qu’il fut conçu par King. De cent, le nombre de marcheurs passe à cinquante. Ce choix permet de faciliter la caractérisation de chaque concurrent et d’impliquer davantage les spectateurs dans leur sort. Mais ce minimalisme n’est pas sans travers. Jamais nous ne ressentons l’ampleur de cet événement national, censé être retransmis en direct dans tous les foyers.
En nous privant d’images de la ferveur supposée embraser l’Amérique entière devant sa télé, ou de foules en liesse sur les bas-côtés, Francis Lawrence amenuise forcément l’impact de cette compétition, qui finit presque par ressembler à un exercice militaire en huis clos. Sans doute est-ce une concession liée non seulement aux contraintes budgétaires mais aussi à la volonté de muer quasiment ce jeu de la mort en fable, presque en abstraction, comme si Lawrence avait choisi de filmer l’enfer intérieur plutôt que le cirque médiatique.
Luke Skywalker en militaire sans pitié
Au milieu d’un casting principalement constitué de jeunes talents prometteurs, un nom se distingue : Mark Hamill. Ironiquement, ce dernier nous offrait déjà une prestation poignante dans Life of Chuck, l’autre adaptation-événement de King qui nous fut offerte cette année. Mais ici, le changement de registre est radical. Hamill endosse en effet l’uniforme du Major, l’autorité suprême, celui qui semble avoir droit de vie et de mort sur tous ceux qui croisent son regard.
Malgré toute l’affection que nous avons pour l’interprète de notre Jedi préféré, nous aurions aimé une prestation plus sobre, moins démonstrative. De figure mystérieuse presque légendaire – telle que décrite sous la plume de l’écrivain –, le chef militaire se mue ici en officier aboyeur sans doute trop trivial pour convaincre pleinement.
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Toutes ces réserves n’entravent pas les qualités principales du film : une fidélité remarquable au matériau littéraire dont il s’inspire et l’audace d’une ultime sortie de route inattendue, histoire de bousculer ceux qui connaîtraient le roman sur le bout des doigts. Respectueuse de l’esprit et du désespoir qui suinte dans chacune des pages de ce livre enragé, la version cinéma de Marche ou crève reste conforme aux volontés de Stephen King : l’allégorie d’une Amérique fatiguée, qui marche vers sa tombe. D’un pays à la dérive qui transforme ses gosses en chair à spectacle. Toute comparaison avec le monde réel est laissée à la discrétion de chaque spectateur.
« Marche ou crève » de Francis Lawrence (1 h 48), avec Mark Hamill, David Jonsson et Cooper Hoffman. Sortie nationale le 1er octobre.
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